Saison

Le coeur est triste cependant.

Malgré les vivres potagères,

Dans les cambuses passagères

Les fleuves d’amour restent lents.

Oui, leurs fruits sont humbles et verts !

Catéchisent patiemment,

Dans les campagnes, par grand vent.

L’âme est prompte ! pourquoi le taire ?

La chair est faible cependant.

Mille belles, brunes-bergères ?

Mordent des figues et la terre :

Elles rêvent depuis longtemps …

A la mer, de subir la mer !

Mais la mer est vierge, souvent ;

Cassonade, tièdement …

Elle se couchera, j’espère.

Les chrysanthèmes sont si blancs !

Ils reviendront, l’Alma Mater …

Les beaux étés, vastes et clairs !

Le coeur est triste cependant.