Explicatif
à titre d’avertissement
Folie préférée que j’aime ma douce (je la flatte)
Ma chérie oublie-moi vite une minute
Tu es où qui est-elle ubiquité ravissement
Ubi qui = inspiration Ta gueule
Sois gentille ma hyène tachetée
Ma chatte tu aimes ce que je te dis ?
Tu te calmes ou c’est moi qui te calme
Ça y est elle est partie oh non putain elle revient attention
Où es-tu qui est-elle qui me cachera
Dérobera l’envie pressante
Ça n’arrive jamais ça n’arrive qu’à moi
Aussi impérieuse et ambulatoire
Angoisse de te prendre et de te perdre zoophile
Non pas ça c’est un enlèvement
Laisse-moi tranquille tu n’es jamais là quand il faut
Elle est là terreur la salope je la vois
Elle me suit elle marche près de moi
Moi j’écrase plein de pieds oooooooooooooh pardon madame
Le résultat est affreusement bizarre
Je ne peux presque du dedans pas lui faire confiance je ne comprends pas
Fini absolument plus d’amour pour elle du tout du tout
Pars ne reviens jamais sans convocation
Parce que tu n’es pas réelle
Dieu ! (asthme asthme asthme asthme) Diable !
Même pas le temps de respirer salir les yeux
Elle me prend à la gorge
Manger des cheveux
Un pied marche mais c’est la poursuite
Se précipiter n’importe où s’asseoir où s’asseoir moi-soi-toi salir des feuilles
Infinitif donne de tout c’est abject
Plus aucun sens se vider
Dégueulis de chat pourri
L’encre et la cataracte
Un bouillon de ventre
Ça peur c’est très physique mais jamais de plaisir
Sans plus rien de semblable à soi
Épuration vidange
Tout part on dirait définitivement
Un flux énorme et moisi
Qui ne fait même pas de peine
On ne sent rien mais on l’ignore
Et que c’est long à décrire mon dieu que c’est long
À boire et à manger tiens lecteur bois et mange
Je prends mon air fascinante et je le suis mais alors quelle frime
Quel crime je me baise les joues
Et c’est moi qui n’ai plus rien d’humain
Elle s’en va elle reflue c’était un mirage / quand reviendra-t-elle ?
Voyez-vous les visages dans mes yeux ?
Ici quelqu’un s’est écrit des poèmes d’amour
Mon regard brûlant insistant qui fuit
Pendant que je m’empoisonne repos
Du genre « Vous êtes seule, mademoiselle ? »
Non merci je suis déjà pleine d’éléments visqueux dégage je dégorge
J’ai mon vit intérieur je foutre !
Mais c’est obscène comme métaphore déjà que tout autre est en trop
N’a rien de poétique c’est préjugé impensable
Impansable ce ne serait pas la peine ni la première fois
Le regard tombe dans un grand trou plus d’image
Rien à voir avec Quels mots pour le magma ?
C’est le grand tremblement de l’intérieur des os
Mors d’entraille et zut et moelle
Substantivée ne me fais pas mal
Montre-toi en face que je t’écrase de ma paume
Du tout au rien il n’y a qu’un pas
Qu’il faut absolument ne pas franchir
Tu reflueras saloperie
Et finalement retour au réel
Ce n’était plus ce n’était pas vivable
Où était passé l’entourage humain ?
Ce n’était pas un mirage
Il reste une écriture étrange
Qu’on ne se connaissait pas
Fini l’orage et l’invincible
Qui est là qui est là qui é-
tait, qui es
T’es là ?
L’exemple de ce qui arrive
Prendre garde à soi
Le temps a perdu sa vitesse habituelle
Sans doute une solution de continuité
Entre l’heure et l’heure
Fut-ce au moins fructueux pour quelqu’un
Tout finit par s’arrêter
Traduire cette sorte de mort
Voilà l’inépuisable
Déconne bébé schizo aïïïïïe ça recommence non
T’es conne (borborygme j’ai faim ?)
Je m’enfonce (c’est une citation)
Au-delà des préoccupations orales
Oooooh lutte lutte anti-luth comme l’absurde est décevant
Comme le décevant est absurde à votre tour
Oooooh le style ! que c’est beau le dire suffise à le rendre
Du moins c’est possible très-très-très — Stop – À toi-
Marrez-vous les obsédés analysez-moi
Et vous qui assistâtes à tant de scènes primitives
Tout est fut sera matière à se torcher
Quoi qu’il n’a de sens, à se faire chier profitez-en
Et pas exprès est-ce ainsi qu’on découvre et qu’on invente ?
Qui fait quoi quel qu’on soit quel malheur quel mensonge de dire un seul mot
Soyez ténias
Foutez-vous les uns les autres
La poésie
C’est la merde en beau
