Je devrais écrire sur ce blog, mais je suis je-m’en-foutiste : aujourd’hui pressée j’ai envie de mettre celui-là :-)

Certain
Quand la montagne fut devenue trop mauvaise et laide
Pour garder son cœur tendre
Il grimpa au plus haut
Puis s’allongea parmi les neiges éternelles
Ainsi put-il mourir de froid en plein soleil

Tu en feras autant au retour de voyage
Car je me suis rendue trop bien élevée pour toi
Avec ma grande politesse glaciale

Je te ferai payer l’exclusivité de ma chair
Comme aux autres
Tu regretteras d’être survenu, d’avoir survécu à ma souffrance
Sans avoir à rougir jusqu’à la cime des cheveux

Toi c’est certain
Vers la toute fin quand tu te coucheras
Haut perché par ma voix redevenue rauque
Après être monté si vite au sommet de mes vœux
L’âme rendue toute douce envers ma brillance
Tu finiras tes jours en éclats dans l’affreuse et froide affection
Dont sont l’éblouissement la cause
A chaudes larmes les peines éternelles

31 octobre 2013

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