Accession

J’ai passé des heures et des heures assise
la tête dans mes mains
à renifler celle que tu avais serrée
j’ai humé toute ta vie au creux de ma main

Je suis restée à respirer mes paumes
à sentir dans ton parfum

Au nom de ces sanglots impossibles à dire
des miracles enfouis que l’on ne ressent pas
J’ai regardé mes mains

Et quand j’ai cru mourir d’être inspirée
j’ai refermé mon poing par-dessus ton visage

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