Avec ma joie de vivre
Mon immense, mémorable. indémodable joie de vivre
Les confins d’un bébé qui voulut, obstinée,
Lire au plus haut des cieux, et aux plus bas des têtes
Au plus profond des cœurs
Pour les tous guérir si ce peut
Comme une lueur aux fond des noirs couffins du temps d’un nourrisson
Où
La mort est déjà inscrite
Mais
Le Soleil invaincu
Saturnal et
Nonchalant
Éclaire désormais chaque jour d’un plus long
Niveau
Quotient
De la Conscience
mathématiques
Le plus pur des langages humains
Et de la
plus haute Philosophie
Au delà
Comme nous sommes
Nous succession
de zéros et de uns
C’est nous, uniques et nuls
Un par un naissant puis disparaissant
Pour laisser
la place
à d’autres
Qui à leur tour seront anéantis
Pour aller où
Nul ne le sait
Ni comme on dit
N’est revenu pour nous le dire
Mais
Je le crains
Ah
Je le crois
Rien ne se perd
De ces touts de ces riens
Tels que nous sommes tou•te•s
Rien ne se créée
Tout se transforme
Je le sens, je les sens, je les vois
Je l’entends
À travers leurs yeux dans leur âme
Dans leur ensemble et leur essence
Le voisin, le prochain,
la voisine et Lavoisisier
Et d’autres gens particuliers
Mais tous semblables
À un 1 près
C’est qu’un par un
Pour faire Nombre
Qui de Conscience
Se révèlera Verbe
Musique ou trigonométrie
Après
Avant
Nul ne sait
Où ni quand
Nulle part et jamais d’ailleurs
Nous nous retrouverons ensemble
Dans d’autres lieux
Ou d’autres temps
En pleine mort vive
Pleins de Conscience
Amène
