La vide

Un jour que tu me rétorquais

« Mais je me fous de l’avis des gens ! »

Suite à une énième faute que tu avais commise , que je te reprochais,

J’ai cru entendre alors

« Mais je m’en fous, de la vie des gens ! »

J’ai eu ce seul tort, alors, d’avoir cru mal comprendre

Et de m’en être aussi voulu,

Alors que oui, d’emblée, j’étais bien dans le vrai…

Inspiré par Jean-Michel Roquefort, hautboïste

La compassion, Martin Lebel, la Compassion !

Toi qui sais tout sur la passion ❤️‍🔥 ,

tant sur les Passions 🎶,

sans avoir vécu, jamais, celle, réelle, du Christ,

je t’en prie,

Martin,

fais preuve

d’humaine compassion ❤️‍🩹

au moins,

afin d’aller te présenter

sans trop de honte cacophonique

devant notre Seigneur que tu prétend louer en jouant…

Aujourd’hui je suis

Une tache une souillure

Un secret honteux devant son Dieu

Qui sait tout par moi le connaît déjà et d’emblée l’a maudit

Mais Qui pardonne à ses démons pour l’amour de moi

Il était l’être à l’âme vide à l’être vil

Qui me déflorissait

Sa lâcheté n’avait d’égale que sa pâle

Imitation de beauté en cours de dessiccation

Tout en remuant ses deux bras en l’air de bas en haut de haut en bas

Si bas, si bas

Que même les plus grandes et profondes hauteurs ont le vertige

De l’apercevoir qui s’enfonce

Toujours plus au fond,

Au tréfonds du vide

Au centre du vain

En se morfondant

Hamster fuyant de roue en roue jusqu’au bout du monde

Dans le néant bourgeois de la Bêtise

Ah, si son âme n’était pas prédestinée

Et en l’occurrence si nulle

C’est vrai, je pourrais prier

Comme avant

Pour que son cœur se rouvre et se répare

Et le revoir de loin en loin

Mais je n’ai plus envie.

Qu’il s’en aille,

et de loin me regarde dorénavant monter

XXX

Qui y crut qu’après le monde

Tout ça, à cause d’eux

Ah les sales profiteurs

Vendus vendeurs de vent volé

Reprenons le pouvoir de vivre

Le réel et nos destinés

Voyiez-vous clair

Viviez vous d’airs

Amis révolutionnaires

Vous disiez ?

Et d’airs

Prenant le large au grand

Aujourd’hui c’est le premier dimanche

C’est le second lundi matin demain

Du monde d’après

La mer bout bientôt

Le ciel est tabou

La terre est pelée

L’eau douce sucrée

Dans des bouteilles en plastique

Laisse baisse

Tarie

Finie

La xxx s’inverse

La flore diverse

Meurt à qui mieux mieux

La faune est à bout

Les oiseaux debout

Hurlent de chagrin et à jeudi matin pour les garder encore un peu plus haut que les seules personnes à qui il y avait un problème avec lui mais elle n’avait rien d’autre a lui faire de son petit ami qui avait écrit son prénom à sa voiture elle avait soigneusement fait de son côté qu’elle était très bien elle avait été mise à en en conclusion son mari qui avait été reçu à jeudi et son grand-père à présent de la la mairie du groupe qui lui a demandé son anniversaire et son mari lui a proposé un de rappel de la journée à la fin du week-end

C’est exactement ça

L’histoire du milieu de la touche

Du correcteur automatique

Toute la poésie est enterrée vivante là

Pendant qu’on communique au plus loin

Dans une machinale distance

Que rien ne doit être encore pareil plus jamais

Aujourd’hui c’est le premier lundi matin

De notre retour

Et j’entends de ma chambre à côté de la route

Au fond du jardin

Les bruits du renouveau

Il y aura demain

Des voitures, des voitures

Des publicités, des chiffres, des voitures

À manger, à boire, à manger

Dans les publicités

Des conseils de conduite

Plus encore

Culinaires et diététiques

Calculons les risques d’avenirs

Préenregistrés

Métonymie

d’avoir changé les arbres en forêts

merci

les taches en visages

roses en roses

merci

pour l’eau en vin

en échange

prends toi

qui voulais lire de la poésie

je te parle d’amour

j’ai serti la monture

j’ai mis de l’or autour

non pour que tu te moques

ta monture ménage-la voyage loin

ton diamant ton destin

avance

c’est toi qui suis

et moi qui souffre

atrocement

de te l’écrire en sorte que par moi

(c’est peu mais c’est assez

la lutte est inégale)

pour toi qu’une bénédiction suffise

contre et avec le seul pouvoir d’amour rendu

c’est prétentieux je le prétends

ce sera bien ce sera beau

car que je t’aime transfiguré

car c’est tellement subjectif

bravo merci

pour des années

enfin tiens te voici (solo)

tout seul

si seul

heureux si seul ?

tu es l’évangile et la clef

l’aigle sur le calice

le coq du reniement

trois fois qui chante

(tais-toi !

dit la fermière

toute dormant

toute toussant

tous les matins

se tenant la poitrine à deux mains

tais-toi

ou j’vas en crever !)

volatile

laisse-moi

ainsi que monte chaque soir

au dieu divin

la chanson d’une belle bacchante :

« j’ai bu de l’eau j’étais à jeun

je suis ivre j’ai bu du vin

je te le dis je le redis

me tenant la poitrine à deux mains

je suis vivante

et j’en mourrai

car par ma foi

je ne suis pas une femme inhumaine »

ma poule

volubile

laisse-toi

c’est pareil (tutti)

yes thank you life is surexcitante

mais courte aussi

tu le sais bien

Horace l’a dit

je l’ai traduit

l’adieu aux avènements possibles

cueille le jour

et ne te fie le moins du monde au lendemain

vite modestement voilà ta poésie

non je n’en ferai rien

en vendre

volontiers

en vivre

non merci

si seul sais-tu

qui chante qui pense

qui parle ?

désespérant ça na fait rien

caltez volaille

cot cot adieu merci

pour les paroles

merci

pour la musique

merci

pour les idées merci

pour l’eau en vin