Tu pars ?
Cur ?
Quomodo ?
Quando ?
Cujus rei ?
Quanta re ?
Voilà ?
Tu t’en vas ?
Pourquoi ?
C’est ça ?
Je vois : tu m’as assez vue tu t’en vas ?
Quand sauras-tu que moi aussi je suis trop déjà vue moi ?
Tu pars ?
Cur ?
Quomodo ?
Quando ?
Cujus rei ?
Quanta re ?
Voilà ?
Tu t’en vas ?
Pourquoi ?
C’est ça ?
Je vois : tu m’as assez vue tu t’en vas ?
Quand sauras-tu que moi aussi je suis trop déjà vue moi ?
Le vendredi 6 mars 2026
Beau jour
Belle journée
Ose me la dire en face
Cette expression ridicule
Au fumet hypocrite de prout
Sans que je t’éclate en hurlant
MDR
Merde De Rêve
Meilleur Du Rectum
LOL
Long Objet Luisant
L’étron Ob Long
De véritables missiles
Fuselés
Merveilleux
Que je chie dans de l’eau potable
En ce moment
Étant influenceuse
J’influe, joufflue, je pouffe, je pousse
Je fais de magnifiques
Cacas, cela est très certain
Comme je suis sûre de moi
Moulée comme en boyau
Qu’on pourrait vendre au poids pour sa grasse beauté
Dont on me féliciterait
De Dubaï à Beyrouth
S’il me prenait de les montrer
À voir à vos âmes farouches
Jusqu’au jour où…
Est-ce juste un hasard
Qui jamais n’exista
Ou est-ce une blessure
Sacrée
Sans fistule
Et
Non hémorroïdale
Mais
Anale, cela va de soi ?
Ha !
Ha !
Ha !
Comme le rire est âpre parfois
À vous tirer des larmes
En vous arrachant le troufion
En guerre
Pour
Fondement d’expulsion des émotions narcissiques ultimes
Je prends des gants pour écrire
Je te compose, poème, en mitaines
En hommage à vous
La puissante des mythes
Les cyclones des mites
Du bois ou de la laine
Aux ailes de soie
Plus rongeuses que la haine
Qu’elle soit
Amère ou amène
Avec ma joie de vivre
Mon immense, mémorable. indémodable joie de vivre
Les confins d’un bébé qui voulut, obstinée,
Lire au plus haut des cieux, et aux plus bas des têtes
Au plus profond des cœurs
Pour les tous guérir si ce peut
Comme une lueur aux fond des noirs couffins du temps d’un nourrisson
Où
La mort est déjà inscrite
Mais
Le Soleil invaincu
Saturnal et
Nonchalant
Éclaire désormais chaque jour d’un plus long
Niveau
Quotient
De la Conscience
mathématiques
Le plus pur des langages humains
Et de la
plus haute Philosophie
Au delà
Comme nous sommes
Nous succession
de zéros et de uns
C’est nous, uniques et nuls
Un par un naissant puis disparaissant
Pour laisser
la place
à d’autres
Qui à leur tour seront anéantis
Pour aller où
Nul ne le sait
Ni comme on dit
N’est revenu pour nous le dire
Mais
Je le crains
Ah
Je le crois
Rien ne se perd
De ces touts de ces riens
Tels que nous sommes tou•te•s
Rien ne se créée
Tout se transforme
Je le sens, je les sens, je les vois
Je l’entends
À travers leurs yeux dans leur âme
Dans leur ensemble et leur essence
Le voisin, le prochain,
la voisine et Lavoisisier
Et d’autres gens particuliers
Mais tous semblables
À un 1 près
C’est qu’un par un
Pour faire Nombre
Qui de Conscience
Se révèlera Verbe
Musique ou trigonométrie
Après
Avant
Nul ne sait
Où ni quand
Nulle part et jamais d’ailleurs
Nous nous retrouverons ensemble
Dans d’autres lieux
Ou d’autres temps
En pleine mort vive
Pleins de Conscience
Amène
Horace, Odes, 4,11,8
« Cueille le jour, et ne te fie le moins du monde au lendemain. »
Telle est ma traduction
La mienne, la seule, l’unique, la meilleure
Je la revendique aujourd’hui
Je la fais breveter ici
Si au niveau de la syntaxe
Il y a presque un solécisme
Celui-ci contient, du moins,
L’alexandrin ternaire romantique
Comme mon cœur,
qui à énormément d’extrasystoles
Bien la bise chez vous, bande de beaux barbares !
Je dormais si bien
Quand ce contrôleur est venu me voir
Et qu’il m’a demandé
Si j’avais mon billet pour dormir
J’ai dit que j’ignorais qu’il fallût un billet
Mais il m’a dit mais si
On doit toujours avoir son billet pour dormir
Oui Monsieur, oui Madame
Qu’il fallait régler son sommeil
Que non, sans titre, pas de voyage imaginaire
Alors j’ai cessé de rêver
J’ai quitté mon train de sommeil
En le maudissant au réveil
Que l’on ne m’ait jamais su dire
Toute la vérité des rêves
Ce qui est éternel
n’est pas définitif
cependant
Ainsi
en tous les cas
le mystère reste intéressant
Ce soir, on fait une belote.
Et je m’aperçois que jusqu’à présent je n’ai joué à la belote qu’à l’hôpital psychiatrique.
Ce qui fait que, d’une fois sur l’autre, j’oublie.
Mais je pense que ça va me revenir vite.
C’était une entente malsaine à propos d’un vent nouveau
Qui se serait abattu sur le progrès –
Le progrès des âmes, s’entend, et des esprits allant avec
Mais ce ne fut pas bref : on avait vu venir
La veille et l’avant-veille, déjà,
Ce malheur
Seulement les corbeaux demeurés croupissant aux sommets des finances
Guettaient leurs actionnaires avides de se repaitre du sang des travailleurs
Que pour faire œuvrer sans cesse et sans penser à leurs services ils avaient dû abrutir bien fort
Oh, ce fut fait de mains de maître, certes,
Mais avec la complaisance niaiseuse de leurs futurs esclaves
Trop fatigués pour fuir la paresse abrutissante du football et des tiktok lives
Dans la vie vraie
Serpens sonnans
Qu’elles sont laides,
ta langue
et tes frisettes blanches dans le cou et vers l’aine
Verba volant
tu n’écrivis rien, jamais
ni n’inscrivis nul souvenir,
ni dans l’âme, ni dans l’esprit d’un chacun
Les écrits prescrits pour durer sont les miens
Quant à ta question
En me remerciant
Pour que je décrive
L’effet d’avance
De ta négation double :
Il n’en reste qu’un vestige
Un narratif vague
De rien