Remplir/proposer le questionnaire de Proust quand on n’a que ça à faire ou pour briller sur Tinder (notre rubrique correspondance du cœur)

Je l’ai fait ! 🤓

Une fois. Alors je m’en ressers. Et peut-être, incorrigible, m’en resservirai-je ?

Non, ne me jugez pas.

Oui, je sais, ça se passe de commentaires.

À mon âge…

Âge qui bouge encore aujourd’hui ! Car aujourd’hui, j’aborde à ma quarante-troisième berge : c’est le dimanche de mon anniversaire ! 🥳🤩🎂

Je changerai/compléterai sans doute des trucs, parce que rempli tel qu’il est sans bêtes fioritures de mon cru, il n’a aucun intérêt poétique dans un blog de poésie !

· Ma vertu préférée : la charité

· Le principal trait de mon caractère : l’indépendance

· La qualité que je préfère chez les hommes : l’altruisme

. La qualité que je préfère chez les femmes : le charisme

· Mon principal défaut : l’égoïsme

· Ma principale qualité : la tolérance

· Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : la culture

· Mon occupation préférée : lire et écrire

· Mon rêve de bonheur : être écrivain et poète

· Quel serait mon plus grand malheur ? être aveugle

· À part moi-même, qui voudrais-je être ? JK Rowling, ou Madonna, ou Greta Thunberg…

· Où aimerais-je vivre ? à Paris c’est bien

· La couleur que je préfère : l’ocre

· La fleur que j’aime : le mimosa

· L’oiseau que je préfère : je ne suis pas très oiseaux, peut-être le corbeau

· Mes auteurs favoris en prose : Zola, Maupassant, Hugo, Zweig, Molière, la Comtesse de Ségur, plein, je sais pas…

· Mes poètes préférés : Verlaine, Apollinaire, Aragon, Supervielle…

· Mes héros dans la fiction : Jean Valjean, Sherlock Holmes, Robin des Bois

· Mes héroïnes favorites dans la fiction : la Marquise de Merteuil, la Petite Sirène, Jane Eyre

· Mes compositeurs préférés : Vivaldi, Dvorak, Brahms, Bach, Verdi, etc.

· Mes peintres préférés : David, De Vinci, Le Caravage…

· Mes héros dans la vie réelle : José Mujica, Jean Moulin, Darwin, Freud, Einstein, Mandela

· Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : Lucie Aubrac, Simone Veil, George Sand, Marie Curie (« Qu’est-ce que ça fait d’avoir épousé un génie ? » … « Demandez à mon mari ! »)

· Mes héros dans l’histoire : Géronimo

· Ma nourriture et boisson préférée : un steak-frites c’est très bien/avec un coca zéro plein de rondelles de citron (fini le champagne 🙂

· Ce que je déteste par-dessus tout : les gens bêtes et méchants

· Le personnage historique que je n’aime pas : le gros Göring

. Les faits historiques que je méprise le plus : toutes les guerres et toutes les batailles, en fait

. Le fait militaire que j’estime le plus : la mutinerie du 17ème d’infanterie (1907)

· La réforme que j’estime le plus : l’abolition de l’esclavage

· Le don de la nature que je voudrais avoir : le talent !

· Comment j’aimerais mourir : en ayant eu le temps de dire adieu… ou bien par surprise et subitement (mon cœur balance)

· L’état présent de mon esprit : je me le creuse 🙂

· La faute qui m’inspire le plus d’indulgence : la curiosité

. Ma devise : Aime ton prochain comme toi-même (pas original mais vrai 🙂

Bon dimanche à tous !

Neuropsychologie

Une neuropsychologue m’a donné cette semaine ce petit jeu (voir image) à faire pour voir si mon hémisphère gauche est toujours fonctionnel : j’ai pris tellement de coups sur la tête que je ne marche plus droit, quelquefois 🙂 !

Je l’ai trouvé très amusant, je l’ai réussi brillamment (c’est mon avis :), et je me suis même dit que pour passer le temps, dans le métro, l’exercice était distrayant à inventer soi-même. Ça vaut bien des mots fléchés ou Candy Crush, sérieusement.

Ces devinettes-ci sont toutes sorties de mon arcade sourcilière, la gauche aussi, à croire, celle qui a encore saigné si fort il y a quelques semaines quand je me suis fait éclater la tête par des voleurs de sac en sortant du RER.

Bref je vous conseille d’en faire aussi, pour vous détendre, au lieu de penser dans le vide…

Allez-y, à votre tour, c’est très facile.

J’en mettrai d’autres sans le mot commun intercalaire quand j’aurai le temps, peut-être, mais même avec, en fait, c’est hyper poétique !

(Si vous en avez des géniales et subtiles, mettez-les en commentaire sans le mot intercalaire, pour qu’on le devine, j’adore ! 🙂

Donc des trucs du genre :

Tapis de bain de foule

Boîte à lettre morte

Peau de vache à lait

Course en sac à dos

Poule au pot de vin

Verre à pied de nez

Vol au vent de panique

Plateau repas

Tennis de table à langer

Pêche au gros sel

Carte à puce à l’oreille

Compas dans l’œil du cyclone

Paille de riz au lait

Rat de cave à cigares

Coup de soleil de plomb

Mobile du crime en série

Langue de chat perché

Carré de vigne vierge

Moulin à parole d’évangile

Dame de fer de lance

Clair de lune de miel

Tueur à gage d’affection

Jus de pomme de terre

Tableau de bord de mer

Rond de jambe de bois

Coup de dé à coudre

Dame de fer de lance…

Jeu très poétique

Allez hop !

C’est bien gentil d’avoir bon cœur, tout comme d’écrire de la poésie, depuis presque toute petite. C’est bien joli de se trouver absolument géniale, comme belle dans son miroir. Et de continuer, de continuer, dans son coin, dans son abri au-delà, au-dessus des hauteurs de l’univers. Supérieurement depuis son piédestal imaginaire. En lisant les autres, en les admirant, ou bien les méprisant, jalouse ou ricanante, mais sans jamais donner son avis ni en recevoir. Sans jamais chercher à être publiée, même dans une revue, sauf sans l’avoir voulu. Pour éviter la critique. Sans rien construire ou partager, finalement. De façon vide et seule. Surtout vide.

Et le temps passe, et la vie passe, vite. Et la poétesse passe à côté.

Un jour elle a vieilli, elle voit cela, et se dit hop ! foin des fausses modesties, prends le risque, imbécile, de te dévoiler, un tout petit peu, au moins, si tu veux être regardée. Fais partie à ton tour, dévoile-toi à tes pairs et aux autres, aie le courage de t’inscrire dans cette énergie de création. Et prends-en ta part, selon ta mesure, sans vergogne maladive ou orgueil immodéré.

Nul hasard ni miracle, tu ne seras pas tout à coup sans agir révélée.

Tu ne feras pas l’unanimité des critiques, c’est fort possible. C’est même à parier. Tu ne seras pas universellement admirée. Que croyais-tu, qu’espérais-tu, dans ta jeunesse ? Peut-être même qu’on n’entendra jamais parler de toi, qu’on n’aimera pas ce que tu fais. Ce qui revient à dire, pour toi, que tu ne seras pas aimée, que tu seras déçue, que tu ne te sentiras pas réellement exister. Mais tu ne le sauras jamais, si tu te dérobes toute ta vie aux regards.

Tant pis : tu l’as enfin compris, avec la vie, que devant la vie, il te faut te risquer. Au moins, quand viendra l’heure des comptes, seras-tu à l’abri du regret de n’avoir pas osé.

Et de te retrouver murée dans l’éternité du silence comme l’une des seules poétesses qui n’a jamais rimé à rien.