Couper le sifflet

Serpens sonnans

Qu’elles sont laides,

ta langue

et tes frisettes blanches dans le cou et vers l’aine

Verba volant

tu n’écrivis rien, jamais

ni n’inscrivis nul souvenir,

ni dans l’âme, ni dans l’esprit d’un chacun

Les écrits prescrits pour durer sont les miens

Quant à ta question

En me remerciant

Pour que je décrive

L’effet d’avance

De ta négation double :

Il n’en reste qu’un vestige

Un narratif vague

De rien

Requiem

Le silence d’août doute :

C’est le prix du feu. Campe,

Ô bûcheron invétéré et sans loisir

Que de trancher avec ta hache dans des troncs déjà secoués !

Ô l’inventeur, l’artiste et le séducteur,

Où es-tu passé ?

Quel est ce bourgeois que tu portes

En toi et qui te clôt la bouche

Et te courbe les ailes ?

Nourris-toi comme il faut

Chante comme il se doit

Mes vers élaborés pour ton luth, pour ton rut, tes mélodies énamourées

et tes impromptus de non-sens

sur des claviers de voyage.

Note, note, etcétéra !

Écris la joie

Et change de langage

Préfère celui des oiseaux

Aux grincements couinés des oies

Blanches que tu fais trop durer

Noires que tu évites

Croches qui boitillent à tes côtés

Et toi double

Un, deux, et trois

Et puis enfin plus rien,

si,

peut-être un soupir

qui reste en suspens à la fin

mais qui éteint ta flamme

d’un souffle de silence éternel

mais qui étouffe ta force

qui s’en voit réduite

aux refrains d’autres voix que la tienne

Ô morne chaleur

Transcendantale assiduité

Toute ton attention

portée aux portées

Sans aucune question

Sur toi-même

Que de prétendre déchiffrer

Mieux que les autres

alors que tu t’es déjà

presque rendu, transi, glacé, penché aux bords de ton néant

Quel mauvais choix

Menteur

Menteur muet

C’est bien ta pire gêne

de ne savoir pourquoi

alors que tu es transporté

quel est cet art qui te fait taire

et t’interdit de répliquer

Tu le sauras

Quand ta conscience aura cessé

d’aimer ta musique mutique

Et ta paresse examiné

En attendant que tu le fasses

Que tu le chantes

Courant septembre

Avec le cœur au bout des lèvres

Innocent comme à ton baptême
Et honnête en ta conscience

Car c’est le prix pour être aimé

Requiescas

In

Pace

Sssssssss…

Qui est-ce ?

Un sultan insultant

Un chat

d’errant

Un gros problème

Que sa grossière paresse

Que la

Nerveuse grossesse de son œuvre

Que le

Gros noeud coulant

de sa vieillesse

Qui vient l’enliser à grands pas de silence

Oui

Permettez-moi de souligner

La lâcheté de sa conduite

Tous ses crimes désaccordés

Pour son unique bénéfice

Tout son égoïsme foncier

Avec

par-dessus tout cela

L’absurdité de sa

Raison

égotique

et immodeste

qui refuse de payer

sa part d’appartenance

au reste de la gent

humaine

par pur narcissisme

ainsi que celle

sans fond, sans fond

de sa

Maison

qu’il a

construite sur le

sable

d’une cave

issue du grenier

d’une grange voisine

avec des chambres

remplies de souches

dont il ne voulait pas

mais où il reste

habiter

tout de même

pour la montre

et le reste du temps

Ah si si

C’est ignoble

c’est immonde

autant que vous voudrez

mais c’est ainsi

Tel est son vice

Pourtant il a

toute la morale

toutes les religions

du monde

à son service

Moralité ?

Il va très bien

Il n’en a pas

Il n’y a rien

Il n’a plus rien

Et il n’a que moi

d’incurable

c’est incroyable

pour devenir quelqu’un

Curieuse justice

Non ?

Sssssssss…

Armagnac

Art maniaque

Vingt tendages

Bientôt

Fois deux

Plus dix

Faits de cordes

Vocales

De muscles

Dorsaux

De chutes

Faîtières

De plus ou moins haut

Le crâne bourré

Le crâne brisé

Et l’âme mal acquise

Toujours à lever

Des valises pleines

À bout de bras

À force d’entorses

De fractures du poignet

Et tendinites noueuses

En vérité je vous le dis

Si vos mains ne vous brûlent pas

Si vos paumes ne vous démangent

Toujours en souvenir

Après cet âge

C’est que vous n’avez eu

Aucun amour

À vivre assez

Pour vouloir le cribler de gifles

La vide

Un jour que tu me rétorquais

« Mais je me fous de l’avis des gens ! »

Suite à une énième faute que tu avais commise , que je te reprochais,

J’ai cru entendre alors

« Mais je m’en fous, de la vie des gens ! »

J’ai eu ce seul tort, alors, d’avoir cru mal comprendre

Et de m’en être aussi voulu,

Alors que oui, d’emblée, j’étais bien dans le vrai…

Inspiré par Jean-Michel Roquefort, hautboïste

La compassion, Martin Lebel, la Compassion !

Toi qui sais tout sur la passion ❤️‍🔥 ,

tant sur les Passions 🎶,

sans avoir vécu, jamais, celle, réelle, du Christ,

je t’en prie,

Martin,

fais preuve

d’humaine compassion ❤️‍🩹

au moins,

afin d’aller te présenter

sans trop de honte cacophonique

devant notre Seigneur que tu prétend louer en jouant…

Aujourd’hui je suis

Une tache une souillure

Un secret honteux devant son Dieu

Qui sait tout par moi le connaît déjà et d’emblée l’a maudit

Mais Qui pardonne à ses démons pour l’amour de moi

Il était l’être à l’âme vide à l’être vil

Qui me déflorissait

Sa lâcheté n’avait d’égale que sa pâle

Imitation de beauté en cours de dessiccation

Tout en remuant ses deux bras en l’air de bas en haut de haut en bas

Si bas, si bas

Que même les plus grandes et profondes hauteurs ont le vertige

De l’apercevoir qui s’enfonce

Toujours plus au fond,

Au tréfonds du vide

Au centre du vain

En se morfondant

Hamster fuyant de roue en roue jusqu’au bout du monde

Dans le néant bourgeois de la Bêtise

Ah, si son âme n’était pas prédestinée

Et en l’occurrence si nulle

C’est vrai, je pourrais prier

Comme avant

Pour que son cœur se rouvre et se répare

Et le revoir de loin en loin

Mais je n’ai plus envie.

Qu’il s’en aille,

et de loin me regarde dorénavant monter