C’est d’un ennui

Qui en voudrait ?

Qui lui dira

Sa vie

qui va

Tout droit sans s’embarrasser

que de s’embrasser

Sans scrupule en fin d’un concert faux

Son sort

réglé

tel que

du papier à musique

Blanc

Rayé

Du vide

Des portées

Son talent d’escroc, son talon d’achille

Il vole, il pille et il s’en vante avec sa bande d’interprètes

Sans laisser nulle trace vacante

Écrite en mémoire des siens

Son organisation

toujours plus dense

Celle qui masque sa béance

Nom d’un chien qui lira son nom

Au bas des pupitres

Quand il aura fini de battre

La mesure qu’il offre à son cœur

Sous des lois qui le désinspirent

Comme un cadeau empoisonné

7 juillet 2026

Δέλτα

 

 

 

 

Tu fus cela

La lame

Énorme au Delta de ton fleuve

En vague

Symbole au sexe fort

Λαμβδα avec un sol

Vaincu par le V du calice

Viril aux angles renversés

Déchu de former pentagramme

Avec ton féminin liquide

L’éternelle bue adorée

À l’embouchure du triangle

De l’indifférence injurieuse

Que tu manigances si sage

Que tu te crois devenu là

Qui veux la pluie et le beau temps

À causer aux autres humides

Et qu’en plus ils t’en rendent grâce 

 

Tu veux leur bâtir une digue

Nouveau Patriarche sauveur

Qui les sauve et qui y cliquette

Bâtie du noyau de ta chair

Combattu du fond de ton corps

de tes deux cent sept os unis

Un peu moins que Mathusalem

Mais qui prennent de la bouteille

À la mesure qu’on l’emplit

Lancée en message à la mer

 

Que d’os, que d’os, tes os

Qui empêcheront ton naufrage

Donc avec les moyens du bord 

Des vis et puis des clous

Et des outils très simples

Tes bras et puis tes mains

Tes doigts et puis tes poings

Qui grattent et qui rament

Pour sauver ton arche Noé

Pour puiser et pour écoper

Et pour suivre ta bonne étoile

Propice aux naufragés

Toujours Alpha Mineure

Ta Petite Ourse

Cousine d’or 

Aux cheveux noirs

Peinte plein ciel

 

Revoici le Pentacle

Le calice et la lame

Qui te sauvent de la noyade

Et préservent ta nef

 

Mais toi aussi les Fleuves

Ils t’ont laissé descendre

Aussi bas que tu le voulais 

Ces fleuves rouges qui se scindent

Pour mieux te décalquer

Symétriquement toi

Tentés par les arts du détour

Qui se déforment en caresses

Qui reflètent l’astre radieux

Pour mieux ultravioler les germes

En les laissant nager dans l’onde chaude

Tâter des peaux même les pis

Négocier des faveurs avec ces dames

Mûres ou à peine nubiles

Et les mener à l’horizon

Pour les confondre en le couchant

 

Palette de nuances

Basses profondes

Lourdes et lasses

Mais toujours plus aiguës à la reprise

Asséchées pas à pas

Aux pulsations qui asservissent

Sans fin sadiques qui assoiffent

À l’heure des gnomons

Aux cadrans encycliques

Qu’on trace à grands airs de bravoure

D’un trait grave et discret

Dirigiste et pourtant secret

Sans un mot seulement des gestes

Autoritaire et fier de l’être

Mais obéi en ricanant

Ridicule sans s’en douter

 

Le dernier accord imposé

Le dernier sablier coulé

Dans ses affluents d’opérette 

Nul n’aura le droit de savoir

Où l’artiste veut en venir

Et où s’exhibe le bourgeois 

Avant que son portrait s’achève 

 

 

Ainsi es-tu

Le peintre et le commanditaire

L’observateur et l’interprète 

Des têtes de l’art couronnées

À qui tu fais des ronds-de-jambes

À qui tu donnes l’heur du temps

En feignant de les écouler

Aussi juste qu’une clepsydre 

Pour impressionner leurs royaumes

À grandes lampées de champagne

Ou bien de vieilles glottes peintes

De liqueurs très histrioniques 

Des gens préhistoriques saouls 

Historiquement hystériques

Authentiquement alcooliques

De se montrer se faire voir

Et tu es là pour voir se faire

Se monter au sommet d’eux-mêmes

En t’élevant d’accompagner

D’un sirop qui les édulcore

Les degrés monstres qu’ils avalent

 

 

Tu te crois prince sans péché 

Face à la salle débordée

Par mille strapontins bondés

De gens placés dedans

De gens assis dessus

Tant que ceux-ci s’y intéressent

S’en ébaudissent soi-disant

S’en ébahissent en s’égayant

Comme des rois et reines imbéciles

Rôtis dans leurs vastes palais

Gavés à coups de petits fours

Embagués de chinoiseries

Et de champagnes qui pétillent ch.  

 

Bulles éclatées aux palais

Sous une baguette sournoise

Au tranchant d’un échafaud d’âge

Qui perdent la tête au moindre murmure

Au plus fin fil presque invisible

Couronnés sans être écoutés 

Condamnés au règne à dessein

Conduits à l’abattoir au moindre doute 

 

Tous en train de se dire 

Charmés de ressasser 

Devant tes joutes de vertu

Tes spectacles de ballets faux :

 

« Oh,que c’est bien. Oh, que c’est beau!

Voilà la sagesse suprême

Ils étaient deux ils furent trois

Tout environnés de délices

Indispensables et sacrées

Ils eurent l’ouïe d’en jouir encore

L’harmonie de le bien fêter

Dans un retard qui s’anticipe

Et l’heur de s’en faire matière

À renaissances d’univers

En récréation infinie

Pour combler sans un heurt

L’Être, Satan et Dieu

 

Regardez-le

Cet Être-là au-devant de la scène

L’interprète de chaque nuance

Lui, l’amant extraordinaire

De la musique du silence

De l’odeur des blanches obscures

Des noires tout illuminées

Et des croches désaccordées

Toute l’Humanité le hume

Toute l’Éternité le sait

Et le Paradis tout entier

 

C’est là qu’il est

Noté dans le roc du contour

Calme avec un air de gravure

Avec sa taille intemporelle

Tout enflée de son importance

Garde sacré de l’assonance 

Qui ne sait pas allitérer 

Autrement qu’à la lettre 

Guide à l’écoute du parterre

Au premier rang dessous ses pieds

Il explique sa martingale

Avec force enthousiasme pédagogue

Véritable pierre philosophale

Brandi sous une verve démagogue

Avec sa vergette à l’embout de liège

Beige et blanche pointée aux vents

Pur alambic au geste fin

Sacré tout simplement divin »

 

Chère Madame écoutez bien

Revêtue de votre plus claire

Élégance de garde-robe 

N’abandonnez pas votre bridge

D’accord 

Prenez partie à ses tactiques

Attentives à ses annonces

Mais passez la main dès l’écart 

Il bluffe à tout rafler, un atout dans la manche

Cela ne fait jamais un pli

Abattez vos cartes maîtresses

Ça oui

Mais sans espoir de l’emporter

Jamais

Dans vos antres tentaculaires

Pour peu qu’il se soit attaché

Débouclant sa chaste ceinture

Dit-il – pour ne pas s’y tenir

Vautré dans vos lits de hasard

 

Sachez : l’y gagner c’est tout perdre

Ne misez rien sur lui

Participer à ces tours c’est

Se dépouiller pour un croupier

Qui se sent le maître du jeu

Croupier inlassable et binaire

Qui passe, impair, et manque

 

Βῆτα

 

C’est toi le Bête 

Qui étais celui-là 

 

Piqué par l’odeur alentour

De pluie sans eau pour le pastis

Pour boire une essence d’alcool

Dans l’ivresse intense où les menthes rient

Fleurissent à deux l’une à l’autre

Et pleure du cristal d’anis

Au plaisir de leurs mots de crânes

Des lendemains qui s’usent vite

 

Comme les siens

Sur ses rivages sans murmure

Et ses paysages sans vue

L’organisation du silence

À l’au-delà de l’au revoir

 

Il était ça

Marié en guise de remède

Pour rester un roi sans rival

Écraser les autres planètes

À l’aide du soleil vainqueur

Invincible et non observable

À un œil de nuit taciturne

Être un Jupiter concubin

Tout obsédé d’obscénités

Ô ironie des sorts unis

Par alliances assassines 

Ô préméditation du crime

 

Pour rabaisser tout ce qu’on touche

Réduire tout ce que l’on tire

Demeurer à la même couche

En regrettant d’être resté 

Vider ailleurs son sac à foudre

Et s’en enfuir en un éclair

En maudissant d’être assailli

Par le désir inassouvi

D’avoir un corps un sexe doués

D’ubiquité

 

 

En général

Paré taillé de beaux atours

Face à celles et ceux qui aiment

Qui ont des peines et les prouvent

Se croire un prince sans péché

Parfait dans sa propre voilure

Très satisfait de son allure

Sans nuage, sans vent, luxure

Honnie de l’impropriété

 

Dégager des chaleurs astrales

Dans les miroirs de mâles flammes

Pour tous les yeux braqués sur soi

Dans le miroir de leurs intrigues

Au regard de ces belles dames

Parfait, satisfait, satisfait

Avec une audace finie

 

Comme beaucoup

Vider un fond de khôl qu’entoure

Avec force un casque de hargne

Qui commande une grande flotte

De son équipée de vengeance

Bercée sur des flots ravageurs

Maquillée en bonté suprême

Traits de retouches et de brume

À la santé de l’Éternel

 

 

 

Γάμμα

 

C’était lui et c’est toi 

La géhenne et la Gamme

Le gemme et le bijou

Le cancer et la croix

Qu’on doit porter sur son épaule

D’un geste sans gémir 

Désormais sans retour

Sans retouche surnuméraire

 

Je te parle de lui ton ancien toi

Toi l’ayant été celui-ci 

De la personne troisième

Impersonnel pour la parole

Complètement superficiel

À une opinion globale

 

 

Tu étais lui

Masqué de ses cils à rebours 

Pour humidifier les pupilles

Pour anesthésier les papilles

Épuiser les végétations  

Dont l’ablation par chirurgie

N’a pas été bien opérée

 

Lui qui changeait sa médecine en art

Et pour sa propre guérison

À grands coups d’auto-suggestion

Voire d’auto-hypnose à force

Développer les négatifs

Positivement s’il le faut

Aux clichés des flasques rétines

Fardeaux des yeux qui n’y croient mèche 

N’y voient que les larmes de cires

Des chandelles préméditées

Pour des repas d’ogres funestes

 

 

 

La quantique des quantiques

De par nos qualités

En vertu de nos quantités

Nombre de quotités gratuites

S’engouffrent dans nos failles

Nous avons tout

Fait

inventé le monothéisme

Subi la polyarthrite

Rhumatoïde

Appris le grec ancien

Sauvé l’oligarchie

Exterminé les trois quarts des insectes

Reste à créer

Non la musique

Des Sphères

Mais simplement

De la mesure

Une âme pour

Savoir compter le temps qui reste

Cesser de gaspiller notre air

Nos vieux eaux nos sols égoïstes

Fraternels mais polythéistes

Nous avons tout

Avalé

Les aveux les promesses et le sens de l’altérité

Ruiné dans nos gènes

Sale espèce d’intelligence

Que l’autodestruction féconde

Nous sommes nés pour nous inventer des histoires

Et nous les raconter

Pas pour les faire ni en voir

D’ailleurs

Nous n’y voyons que Nous il faut se déciller

Décidons-nous ou redevenons singes

Souhaitons nous-mêmes à nous tous

Notre νοῦς est déchu nos églises s’écroulent

Prompt rétablissement à nous tous

Sans compter sur la chance ou sur la destiné

En attendant d’être divins restons chimiques et physiques

Modestes et nus sans après

L’humanitéisme

Reste à inventer

3 juillet 2026

Áλφα

Brûlé par le désert autour

Là où débute ou reparaît

La vacance et s’étreint la mer

Aux durées de chaque bout diurne

Remplie d’hémisphères célestes

Par les poètes et les peintres

Complets sous des voûtes abstruses

Périclitera la lumière

Pressé de le harceler pour

Trinquer à l’âge aveugle et sourd

Ultime élan sage devise

À tout instant toujours moins large

Heure à laquelle manque un rien

Long comme un tout gros comme un grain

Épuisant le sablier plein

Il puise et pèse et paie sa mise

C’est bien

C’est mieux que d’honorer ses dettes

Ce n’est pas le mieux cependant

Pour obtenir bénédiction

Dans les prés hauts de la passion

Qui abat à tête posée

Son jeu brouté aux tapis verts

Sans tricher, parler ou bouger

Ceci

Voici petit l’axiome intéressé

Qui empêchera ton naufrage

Qui confine à la dépression

Qui exhorte à la rédemption

Assortie de sa rétention

Envahie de vagues raisons

Dans des idiomes bègues

De refuser les réceptions

Et d’infliger des déceptions

À des fins de renonciation

Alpha Ursae minoris

Étoile polaire, lumière du Nord

Grain de sel mis au creux des nefs

Au sein de sa propre maison

Temple bâti dedans son coeur

Au milieu des hôtels

Du désespoir de la famille

Vinaigrette de religion

Pour assaisonner les supplices

Pimenter les crucifixions

Pour obtenir bénédiction

Dans un seul but inavoué

Resté inadmissible

Bénédiction de qui ?

C’est bien le diable de l’ignorer

Bientôt

Comme le vide arrive l’hiver

File l’âme file la toile

La toise arpentée pas à pas

De l’araignée de son chez soi

Dans l’émoi dans des mois

Demain ou avant-hier

Dans longtemps mais pas trop

Ce qui est à souhaiter

J’aurais voulu un tableau

J’aurais voulu un fils

Peindre un tableau pour moi

Subordonnée infiniment infinitive

Car il a tout son temps

Et moi je n’en ai point

Il ne veut pas de mes idées

Et j’en ai plein

Alors que faire ?

Je veux savoir

Si l’on peut peindre

Avec des mots

Laissez-moi essayer tantôt

29 juin 2026

Conception

Et tiens, pendant que j’y suis,
Retiens aussi ceci, fiston :

Poursuivre et taper des ballons
Un petit peu mieux que les autres
Ne fait pas de toi un surhomme

Pour info

Sur ce, je vais éteindre la radio
Et trouver un silence quelconque
Que les balles ne toucheront pas

Point

Et surtout pas d’une finale
Pour désespérer des bouffons
Qui engraissent d’autres bouffons
Qui font rêver tant de bouffons
Qui ne pensent qu’à des baballes
Qui paient pour voir d’autres bouffons
Qui se voient bouffons à leur place
À se battre pour un ballon

Au lieu de contre les balles
Les vraies, joujoux de destruction
Au lieu de penser un peu

Aux lieux où elles massacrent
Des enfants tu parles d’un sacre
Au lieux de la combustion
Des lieux de la terre entière

-Avec une diérèse à lieu
Pour redoubler de réflexion
En tout temps, et en tout lieu
Que cela vaille pour vous deux

Ecoutez, mes enfants chéris
Dès qu’il s’agit de poésie
Appliquez-y votre attention
Elle dit très souvent du vrai
Que ne comprend pas la raison

On y trouve plus d’émotion
Je trouve que dans des baballes

Lisez ceci au moins ainsi
Toi fiston, et puis tes amis
Et aussi ton frère, une fois
Lisez-le bien, fais-le pour moi

Qu’au moins un jour, que juste un minuscule enfant
(Car tu as dix-sept ans déjà
Qui étaient prévus aujourd’hui)
Ait su comment devenir grand

Puis réussis ta terminale
Dans ta neuve philosophie

Baisers 😘
Je t’aime 🫶
Merci 😉

30 juin 2026

Question pour tout à l’heure

Je n’y suis plus
Quel jour est-on
Si l’on est lundi, à minuit ?

Où seront les heures passées ?
Où passe le moment perdu ?
Que devient-il,
À peine arrivé qu’il n’est plus ?
Plus, moins, avant, après,
Quelles connexions les lieront ?
Quel sera le moment zéro ?
D’après quelle logique ?
Si elle n’est pas folle ?
À lire ?
Ou à lier ?

Le présent n’est pas le passé ni le futur, cela, nous le savons

Cependant

C’est le cas de le dire

Comment le fixer ?
Où est sa fissure ?
Et même, existe-t-elle un seul instant ?

Y a-t-il un glissement ?
En quoi est-ce différent ?
Comment ressentir ce moment ?
Déterminer le mouvement
Où tout bascule ?
Comment le prendre,
Aussitôt venu que parti
Ce Temps insaisissable ultime
Sans perdre pied dans son néant
Sans se mettre penser à en perdre la tête ?

Je lui ai dit lundi, minuit
Dernier délai

Et je ne sais même pas

Quand c’est

Mon Dieu ô Univers
Incommensurable
Ô Somme du Désir du Temps
Comme il me tarde de mourir
Quand je ressors parfois d’un songe
Pour commencer juste un peu mieux
À reconnaître où nous en sommes

30 juin 2026

Canicule

Accord des participes présents

De particules fines chauffantes

Et de principes thermodynamiques

Dit-on pas tout à fait

Irréversibles encore

Jours qui ont fondu transpirants

Nuits caloriques

Ressortantes

Des murailles en spectres en revenants

Lourde caresse à l’aire brûlante

Aboie-leur

Bois aussi

À toutes les gamelles d’eau

Le feu malfaisant

Maline caniche coquine

Petite clébarde frisante

Lourde moite heure de s’allonger

Emplâtrante ses cheveux de suées

Pour moi, je prends gluante

mes somnifères

dès le matin vers trente-trois degrés

Comme chez le docteur

Pour qu’ils fassent leur meilleur effet

lors de la nuit suintante

Mais par malheur

ces derniers donnant

de ces faims

provocantes avec leurs bouffées démentes,

leurs boulimies aussi bêtifiantes

que ma tête alarmée affamante

Qui donc,

me retrouvante

à minuit

Au frais

Au mois

Au garde-à-vous

Devante mon frigo

À me faire un sandwich

Au jambon stupéfiante

Et le mangeant

Plus pensante,

Juste épuisante

À écrire n’importe quoi

Pendant que les calories gras

Cette fois

Tenants encore au corps et à la vie venante

Pour ne plus jamais en mourir

De chaleur et de faim et de la fin du monde

Et qu’à rester là avalante

Puis buvante

De l’eau

Oui, l’eau

Dors, et bois de l’eau

Comme le dieu du Temps tous ses propres enfants

Au lieu d’être tuante

Dors, et bois de l’eau

Petite chaudasse

Chienne vicieuse

Chérie des plus belles étoiles

Des constellations les plus grandes

Effarante et effarouchée

Bégayante n’importe quoi pourvu qu’on refroidisse

Cocorico zizi croa,

zézaie zézette,

miam et ouaf à toi,

vilaine !

25 juin 2026

Procrastination

Lorsque je cracherai

De larges rondelles mortes de tomates

Rouge sang

Toute suffocant

Et laide

Quand l’étouffant secret

sécrétant

mes poumons ma gorge mes bronches

Sonnera l’heure

Le problème sera le même Cependant il sera réglé

Ce sera bien

Car il sera grand temps

D’écrire mon roman

Sa deadline étant prête

Et je pourrai mourir après

Enfin

En respirant

23 juin 2026