Áλφα

Brûlé par le désert autour

Là où débute ou reparaît

La vacance et s’étreint la mer

Aux durées de chaque bout diurne

Remplie d’hémisphères célestes

Par les poètes et les peintres

Complets sous des voûtes abstruses

Périclitera la lumière

Pressé de le harceler pour

Trinquer à l’âge aveugle et sourd

Ultime élan sage devise

À tout instant toujours moins large

Heure à laquelle manque un rien

Long comme un tout gros comme un grain

Épuisant le sablier plein

Il puise et pèse et paie sa mise

C’est bien

C’est mieux que d’honorer ses dettes

Ce n’est pas le mieux cependant

Pour obtenir bénédiction

Dans les prés hauts de la passion

Qui abat à tête posée

Son jeu brouté aux tapis verts

Sans tricher, parler ou bouger

Ceci

Voici petit l’axiome intéressé

Qui empêchera ton naufrage

Qui confine à la dépression

Qui exhorte à la rédemption

Assortie de sa rétention

Envahie de vagues raisons

Dans des idiomes bègues

De refuser les réceptions

Et d’infliger des déceptions

À des fins de renonciation

Alpha Ursae minoris

Étoile polaire, lumière du Nord

Grain de sel mis au creux des nefs

Au sein de sa propre maison

Temple bâti dedans son coeur

Au milieu des hôtels

Du désespoir de la famille

Vinaigrette de religion

Pour assaisonner les supplices

Pimenter les crucifixions

Pour obtenir bénédiction

Dans un seul but inavoué

Resté inadmissible

Bénédiction de qui ?

C’est bien le diable de l’ignorer

Bientôt

Comme le vide arrive l’hiver

File l’âme file la toile

La toise arpentée pas à pas

De l’araignée de son chez soi

Dans l’émoi dans des mois

Demain ou avant-hier

Dans longtemps mais pas trop

Ce qui est à souhaiter

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