valse de la va-sans-dire

 

 

 

 

Mon doux poison

croupier de mon cœur, rançon de mes regards

eusses-tu été l’algue bleue de mes rivages

et je t’aurais parlé

 

huissier, mon lac

pour toi j’ai prostitué mon intelligence

j’ai pour m’apprendre méprisé mes amies

bien malgré moi

 

Cher, cher démon fou, cher nihiliste

 

Et dire, et dire que l’on dit

que le monde l’amour est meilleur ailleurs

Quant aux certitudes que tu m’as prises

ne me les rends pas

 

Comprends-moi je ne pouvais pas te mentir

sans rien dire, n’oublie pas cela

Mais redis-le leur, si jamais demain je meurs,

ce que tu m’as fait devenir

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