Nulla dies sine linea

Voilà en grand

Ce que je grave sur mon mur

Quant à la Plume

-et sur le fait que tu me tailles

sur les longueurs de mes histoires

en te croyant bien inspiré-

Ah, plume

Malheureusement pour la tienne

Toutes celles que je t’ai taillées

Et qui t’ont fait gémir comme mes écritures

Par dizaines et par milliers

Ne t’en ont jamais donné une

23 juin 2026

Point médian

Que le valium est amer

Le calme variant

La vertu coriace

Quand la nuit s’avance

Que le ciel sursaute

Que les cieux qui dansent

À ces visions troubles s’enquièrent

De l’inquiétude de la terre entière

L’alcool non plus n’a plus de sens

Les drOgues trépassent

Les sens frémissent sans essence

Médicamenteuse

Et la peur, surgie de la misère

Pensante, franchit les portes de l’enfer

Ça c’est l’angoisse

Ad augusta

Per angusta

Si ça se pouvait

Ça se saurait

Mais il y à Conscience

Cela ne pèse-t-il pas dans la balance

De la vie

La vue

La vécue

Sous la lune

Par quelqu’un

Quelque part

En Vrai

Des Milliards de Foi•e•s

?

14 juin 2026

Noblesse

Ô ma noble essence

Réponds-moi

Répands-moi

Éperdue

Repens-toi

Et repense

Reconsidère

Ta naissance

En connaissance

De cause et en cas

De conscience

Je suis courtière

De tes péchés

De courtisane

Et je m’insurge

Contre les évidences

Je trancherais

Des têtes innombrables

S’il était loisible

Par ce faire

De créer vertu

En moi et les autres

Mais je les tue

Sans état d’âme

Moi d’abord et puis tous ensemble

En toute innocence

6 juin 2026

L’ubris

Je me suis teint les yeux

Tu t’es teint les fenêtres

Tu t’y es tapi et tu t’es tu

Puis je t’y ai envoyé paître

J’en ai, la larme au pieu,

Vu ta piété renaître

Avec ta honte et son dard têtu

Tout au regret de ne pas l’être

Cet homme mieux

Soit en riche silence

Soit en féconde science

Mais toi, surfait jusqu’au fond du milieu

Qui ne souhaite être

Qu’un bel et beau vieux

Muet, mulet sans esprit ni sens

Autre que celle d’une croix au dos, stérile mais laborieux

Quand tu te crois seul maître

Brave ou furieux

De tes partances

Traîtres, laides, sentant l’écru

Avec ton gros aplomb sinueux

Qui lâche et perpétue

L’amer de ta vertu

Par de sourdes violences

Comme pour t’en remettre

Sur un âne vicieux

À cru de ta conscience

Seule, face à ta façade de négations immenses,

Tes seuils aux tapis poussiéreux,

Ta toiture aux tuiles bossues,

Et ton cœur, et ton âme insatisfaite

Jamais tendre, toujours tendue,

Pentue mais plate, fade, crue

Sans coeur ni espérance

Je ne me voile plus la face,

Et je décroche ton portrait, et te voilà rendu

À tes micmacs familiers mielleux,

À tes sols parquetés plantés de clous pointus,

À tes murs marquetées d’écailles de tortues

Oui hongre le tort tue

Aux murs des sons qui te crépitent l’occiput

Comme durant les longs solos de nos sanglots d’enfance

Martelés au fouet des fausses remontrances

Oui c’est un traître

Celui qui prête

À ses rideaux aux embrasses tordues

Le pouvoir de connaître

Le jeu pervers d’un lien griffu

Vinaigre imbu

Pour une meilleure jouissance

De créer de neuves souffrances

Juste pour le plaisir d’en avoir eu

Du … ?

Non, il n’y en a plus

Il n’a jamais rien obtenu

Et maintenant

Dans sa paume flétrie d’impatiences

Après qu’il a pendu

De ses propres doigts dextres

Tout l’insouciance

Grevé ses désirs dans le manque obtenu

Fait naître

Tout son mal être en face du vide de ses vues

S’il sait qu’il n’est pas ce qu’on pense

Il ne peut plaider l’innocence

Ou la complainte aigre et non avenue

Sa rage injuste de n’être pas meilleur, pas vu

Comme aveugle ni sourd ni invisible à Dieu

Quelle idiotie consciente

Ista quidem vis est !

Un empereur dirait

Qu’il n’a pas lu les signes religieux

S’il n’a pas su

Comprendre entre les lignes

De sa vie de ses mains tracées en vermoulu

Il est perdu

Je le crie comme l’imperator ancien quelle violence

Quel vide

d’ange

déchu

Sans vie, sans rage, et revêtu

Pauvre roi d’insolence

Qui in cabinis est

Qui en catimini de la coulisse enfile tes toilettes

Vaguement refaites

À la queue de ton bon dos gibbeux,

En vieux costumes sourcilleux

Des antiennes qui le ponctuent

Je ne puis, je n’ai pas, je n’ai plus,

Qu’une impuissance accrue

Qui m’isole encor mieux

Du regret sourd de ma nuisance

Prie, mon ouaille fallacieux,

Mouton tondu

Pour que la lumière pénètre

Ta maison close au front perclu

Façade au néant éperdu

À l’horizon de ta défiance

De mes yeux vers tes vitres de délivrance

Mes yeux qui ne voient plus

En tes grimaces d’interprète

Que des volets de vert crépus

À l’air mort sur un crépis qui sue

Sous tes mornes portes-fenêtres

Un tertre

Du silence

Un tapis de silence

Sans musique qui aille avec ô transcendance

Tu te meurs pour moi avec tout ce qui va dans le vide spatieux

Tout ce qu’il y a d’abysses glauques et déshonnêtes

À te taire sans créer sans rien même commettre

Ce silence est tout l’être

Que tu apprêtes :

Laid, nul, méchant, malade, sans éloquence

Chétif et nu

Piètre, piètre, piètre,

Obtus

Obtus

Obtus

Oh, tu

Mais tu ne me feras plus taire

Je me suis teint les yeux

Tu t’es teint les fenêtres

Tu t’y es tapi et tu t’es tu

Pourtant j’ai vu

J’ai entendu

Je dis, j’ai vu

Voilà toute l’essence

De cette espèce d’absence de poète

Quelle indécence

Ce maquillage bistre honnête

Cette facture factice construite pour paraître

Meilleur qu’il n’est ah s’il pouvait juste être mieux

Être bon être bien mais il fait tout le mal en fait

Même pas advenu

Il se fait prêtre

D’un temple qu’il déserte

Où rien n’est plus

S’il s’y cache et s’il s’y empêtre

Dans son triste jardin champêtre mais vide

Aride et nu

Sans audace sans audience

Démeublé déserté à sec

Amorphe et ambigu

Ridicule à corps et à cul

Esquive en chemise imparfaite

Trompeur trompé par sa trompette

Chaussons glissants de l’inconfiance

Sa prétendance

Juste cri en présence d’oreille aiguë

Qui pense

Qu’à force de tuer ses airs éculés il va renaître

Béni de Dieu

Grâce au travail, le sien, celui de ses ancêtres,

Comme lui disparus

À jamais éteints, sans retour, sans voix, sans don, sans tombe, sans danse

En sa minime inexistence

En sa demeure close aux fêtes

Et aux poètes qu’il n’a pas lus

Mais lui n’est pas comme eux croit-il majestueux

Lui seul, consacré par les sphères

Peut faire taire et se permettre

D’ordonner d’éteindre les chants

Pour n’en dire aucun de plus mélodieux

Bon Dieu

Qu’il a déçu

Dans sa très pauvre inélégance

Ô roi sans repentance

Qu’il soit au moins perclus

Dans sa bassesse sale et rance

Il paraît espérer, peut-être

Imbécile et sérieux

Que rien n’est plus en son absence

Seigneur aussi, quelle innocence

Il est têtu

Il croit peut-être

Qu’il peut paraître

En son silence

Que tout s’est tu

5 juin 2026

Stoïcisme

Aux gens bons

Tellement mauvais qu’ils se croient bons

Ô confiture au pourceau d’Épicure

Oh confite hure oh pour sot dépit cure

Oh ta hure

Oh ta gueule

Si t’avais vu ta gueule

Et ta vraie gueule qui passe vers ton visage par ton estomac

Acide

Et si

Oh mais si tu es un cochon

Pardon je jauge : tu étais un cochon

Et oh là là tu auras beau

Laid que tu es

Prier, supplier, faire prier les autres, pleurnicher

À une injuste déraison

Oh ta hure mon vieux

Est écrite en plein sur ton front

Et les soies de ta face

Comment disais-je déjà ?

Du dis pardon ?

Oh oh oh !

Tu me fais rire

Tu as plus que raison,

mais ce n’est pas là la question

Je parlais d’une gent dégoûtante

Comme certaines gens précisément comme… toi

Quant à toi tout suintant

Ô vieux pitre et triste sire

On te ressent venir de très loin, de très bas

Qu’ai-je titré plus haut ?

Quel est l’état de ton jambon ?

De ta vie charcutière à l’ego crescendo ?

Pourceau, pourceau

Quoi non ?

Eh si !

Oh oh oh !

Allez bye, remballe ta barbaque et barre-toi

Ciao

Précipitation

Il part
En pluie battante et fine
Il s’en va très vite
Quitte à
Se prendre une bouffée de four
En peignant sa tartine
Et se moucher tout en mâchant

Paradoxalement
D’emblée
Son grand front lui donne l’air effronté
Il n’en est rien
Il réfléchit tout simplement

Que
Hanté d’apprendre
Hâté de dire
Pressé d’écrire
Sommé de réfléchir

Qu’
Assez galopé
Ne plus saloper
L’Art de vivre
Et la vie vive de ses os

Qu’
À force de courir
Il va bien falloir finir par s’arrêter
Et regretter d’aller-venir

Que
Par manque
De plaisir
D’être en eau
Il faudra pour finir filer
Se noyer
Ou
Apprendre à
Nager

Le vendredi 6 mars 2026

Beau jour

Belle journée

Ose me la dire en face

Cette expression ridicule

Au fumet hypocrite de prout

Sans que je t’éclate en hurlant

MDR

Merde De Rêve

Meilleur Du Rectum

LOL

Long Objet Luisant

L’étron Ob Long

De véritables missiles

Fuselés

Merveilleux

Que je chie dans de l’eau potable

En ce moment

Étant influenceuse

J’influe, joufflue, je pouffe, je pousse

Je fais de magnifiques

Cacas, cela est très certain

Comme je suis sûre de moi

Moulée comme en boyau

Qu’on pourrait vendre au poids pour sa grasse beauté

Dont on me féliciterait

De Dubaï à Beyrouth

S’il me prenait de les montrer

À voir à vos âmes farouches

Jusqu’au jour où…

Est-ce juste un hasard

Qui jamais n’exista

Ou est-ce une blessure

Sacrée

Sans fistule

Et

Non hémorroïdale

Mais

Anale, cela va de soi ?

Ha !

Ha !

Ha !

Comme le rire est âpre parfois

À vous tirer des larmes

En vous arrachant le troufion

En guerre

Pour

Fondement d’expulsion des émotions narcissiques ultimes

Amène

Avec ma joie de vivre

Mon immense, mémorable. indémodable joie de vivre

Les confins d’un bébé qui voulut, obstinée,

Lire au plus haut des cieux, et aux plus bas des têtes

Au plus profond des cœurs

Pour les tous guérir si ce peut

Comme une lueur aux fond des noirs couffins du temps d’un nourrisson

La mort est déjà inscrite

Mais

Le Soleil invaincu

Saturnal et

Nonchalant

Éclaire désormais chaque jour d’un plus long

Niveau

Quotient

De la Conscience

mathématiques

Le plus pur des langages humains

Et de la

plus haute Philosophie

Au delà

Comme nous sommes

Nous succession

de zéros et de uns

C’est nous, uniques et nuls

Un par un naissant puis disparaissant

Pour laisser

la place

à d’autres

Qui à leur tour seront anéantis

Pour aller où

Nul ne le sait

Ni comme on dit

N’est revenu pour nous le dire

Mais

Je le crains

Ah

Je le crois

Rien ne se perd

De ces touts de ces riens

Tels que nous sommes tou•te•s

Rien ne se créée

Tout se transforme

Je le sens, je les sens, je les vois

Je l’entends

À travers leurs yeux dans leur âme

Dans leur ensemble et leur essence

Le voisin, le prochain,

la voisine et Lavoisisier

Et d’autres gens particuliers

Mais tous semblables

À un 1 près

C’est qu’un par un

Pour faire Nombre

Qui de Conscience

Se révèlera Verbe

Musique ou trigonométrie

Après

Avant

Nul ne sait

Où ni quand

Nulle part et jamais d’ailleurs

Nous nous retrouverons ensemble

Dans d’autres lieux

Ou d’autres temps

En pleine mort vive

Pleins de Conscience

Amène