Aujourd’hu’ il faut
Dénouer les charmes
Une eau non dénuée de larmes
Aujourd’hu’ il faut
Dénouer les charmes
Une eau non dénuée de larmes
Qui y crut qu’après le monde
Tout ça, à cause d’eux
Ah les sales profiteurs
Vendus vendeurs de vent volé
Reprenons le pouvoir de vivre
Le réel et nos destinés
Voyiez-vous clair
Viviez vous d’airs
Amis révolutionnaires
Vous disiez ?
Et d’airs
Prenant le large au grand
Aujourd’hui c’est le premier dimanche
C’est le second lundi matin demain
Du monde d’après
La mer bout bientôt
Le ciel est tabou
La terre est pelée
L’eau douce sucrée
Dans des bouteilles en plastique
Laisse baisse
Tarie
Finie
La xxx s’inverse
La flore diverse
Meurt à qui mieux mieux
La faune est à bout
Les oiseaux debout
Hurlent de chagrin et à jeudi matin pour les garder encore un peu plus haut que les seules personnes à qui il y avait un problème avec lui mais elle n’avait rien d’autre a lui faire de son petit ami qui avait écrit son prénom à sa voiture elle avait soigneusement fait de son côté qu’elle était très bien elle avait été mise à en en conclusion son mari qui avait été reçu à jeudi et son grand-père à présent de la la mairie du groupe qui lui a demandé son anniversaire et son mari lui a proposé un de rappel de la journée à la fin du week-end
C’est exactement ça
L’histoire du milieu de la touche
Du correcteur automatique
Toute la poésie est enterrée vivante là
Pendant qu’on communique au plus loin
Dans une machinale distance
Que rien ne doit être encore pareil plus jamais
Aujourd’hui c’est le premier lundi matin
De notre retour
Et j’entends de ma chambre à côté de la route
Au fond du jardin
Les bruits du renouveau
Il y aura demain
Des voitures, des voitures
Des publicités, des chiffres, des voitures
À manger, à boire, à manger
Dans les publicités
Des conseils de conduite
Plus encore
Culinaires et diététiques
Calculons les risques d’avenirs
Préenregistrés
d’avoir changé les arbres en forêts
merci
les taches en visages
roses en roses
merci
pour l’eau en vin
en échange
prends toi
qui voulais lire de la poésie
je te parle d’amour
j’ai serti la monture
j’ai mis de l’or autour
non pour que tu te moques
ta monture ménage-la voyage loin
ton diamant ton destin
avance
c’est toi qui suis
et moi qui souffre
atrocement
de te l’écrire en sorte que par moi
(c’est peu mais c’est assez
la lutte est inégale)
pour toi qu’une bénédiction suffise
contre et avec le seul pouvoir d’amour rendu
c’est prétentieux je le prétends
ce sera bien ce sera beau
car que je t’aime transfiguré
car c’est tellement subjectif
bravo merci
pour des années
enfin tiens te voici (solo)
tout seul
si seul
heureux si seul ?
tu es l’évangile et la clef
l’aigle sur le calice
le coq du reniement
trois fois qui chante
(tais-toi !
dit la fermière
toute dormant
toute toussant
tous les matins
se tenant la poitrine à deux mains
tais-toi
ou j’vas en crever !)
volatile
laisse-moi
ainsi que monte chaque soir
au dieu divin
la chanson d’une belle bacchante :
« j’ai bu de l’eau j’étais à jeun
je suis ivre j’ai bu du vin
je te le dis je le redis
me tenant la poitrine à deux mains
je suis vivante
et j’en mourrai
car par ma foi
je ne suis pas une femme inhumaine »
ma poule
volubile
laisse-toi
c’est pareil (tutti)
yes thank you life is surexcitante
mais courte aussi
tu le sais bien
Horace l’a dit
je l’ai traduit
l’adieu aux avènements possibles
cueille le jour
et ne te fie le moins du monde au lendemain
vite modestement voilà ta poésie
non je n’en ferai rien
en vendre
volontiers
en vivre
non merci
si seul sais-tu
qui chante qui pense
qui parle ?
désespérant ça na fait rien
caltez volaille
cot cot adieu merci
pour les paroles
merci
pour la musique
merci
pour les idées merci
pour l’eau en vin
Avec du verre rosifiant
J’ai pris l’apéritif
Seule
Seul
Depuis ton grenier en chantant
écrivaine
un flacon d’encre violette
un escargot fossilisé recroquevillé dans sa coquille
une étagère un vase en verre
un homoncule en terre
une nappe de pierre
des bouquins
je voudrais
faire les pieds au papier peint
arracher les murs à la main
ou un bouquet de roses blanches
mourir moins
écrire plus
boire un ballon
de vin
je devrais
mais
je devins
devin
à force de venir
soi-disant
de revenir
de verdir d’une âme chafouine
de chagrin
qu’aucun n’ait chez lui
un flacon d’encre violette
sauf…
je suis déchirée
et humble
oui je crois
maintenant je crois
je pardoutais
mon chef
mon cher cher chef
à vous j’obéis
pitite pitite
je me fais
audacioso
tout puissamment pardon
reste
besognement de vous
lamentissimo
je m’enquiers et hoche
pauvre orque
pauvre chienne
pauvre chatte
pauvre chevalle
je pars allongée
les adieux sont si courts
si décevants renommez-moi
et les si slaves enfoncées
ne me forcez pas
je vais venir
la terre est si basse
et si lourde
J’ai muselé mes Rats
quod and tu und tenerant ti
arraché leurs vingt ailes à mes dix Mouches
quod and tu und tenerant ti
pour en faire des Doryphores
embrassé sur le front le Taureau de ma bêtise
sacré craché juré des Vers
désengorgé envenimé ma Veuve en bon disant
quod and tu und tenerant ti
l’Euphémisme à châtrer la Bête
Aux Animaux ! Aux Animaux !
quod and tu und tenerant ti
j’ai flagellé des poupées nues
la viduité des Cocons
a fait ululer mes Harfangs
bon sang
quod and tu und tenerant ti
que je déteste ces Oiseaux
j’ai arraché leurs Serres noueuses aux poings
quod and tu und tenerant ti
j’ai griffé mes paupières rouges
crevé des Chats de magie noire
j’ai inventé l’incantation aux feux
j’ai projeté le maléfice et j’ai trouvé
quod and tu und tenerant ti
la Phrase
j’ai donné les Mouches à la Veuve
les Vers aux Harfangs
les Harfangs aux Chats
la Veuve au Taureau
Massacre ! Massacre !
quod and tu und tenerant ti
Aux Animaux ! Aux Animaux !
J’ai mu-se-lé mes RATS
J’ai passé des heures et des heures assise
la tête dans mes mains
à renifler celle que tu avais serrée
j’ai humé toute ta vie au creux de ma main
Je suis restée à respirer mes paumes
à sentir dans ton parfum
Au nom de ces sanglots impossibles à dire
des miracles enfouis que l’on ne ressent pas
J’ai regardé mes mains
Et quand j’ai cru mourir d’être inspirée
j’ai refermé mon poing par-dessus ton visage
une sacrée pétasse de poétesse
voulant donner des ardeurs
à un petit pot de lait froid
échoua
ce n’est pas si simple
elle prenait ses grands airs fatigués
tout le monde la regardait
se la péter
le soleil s’est couché sans qu’elle en use
à l’orée du métro le grand méchant loup
a crié « gaffe !
à force de ne pas parler de moi
tu ne pourras plus me reconnaître
et tu boiras du lait d’ânesse
demi-écrémé »
elle l’a ignoré a baissé les yeux
elle aurait voulu lui tirer la langue
mais celle-ci était chargée et par pudeur
elle s’abstint
grave erreur
fatale confusion
catastrophe
vrai bain de vinaigre
avec son pot d’étain rond
et puis ses airs
du rififi chez les prémonitions
du lait froid pour un loup chaud
mais qu’avait-elle dans le crâne ?
un lapin ?
la pauvre
ah pauvre petite poétesse
moralité :
poétesse sacrée pétasse
tu n’aurais pas dû tant t’entêter
un chêne sous un pin
un chinois sur le papier
hier vous de face moi de dos
si belle sur mon dessin
un chamelier qui rit en conduisant son bestiau
qui s’écoute parler
âpre
dans les déserts d’Arabie Saoudite
un marchand de tapis persuasif