Sieste

C’est ta serpente que tu fuis

Obstiné comme un âne blond

Pourtant tu l’as choisie

Pourtant tu l’as créée

Tu l’as exclue incompressible en tes bras gourds

Et incomprise sans excuses

Elle est telle

Que tu l’as faite

Tu t’en plains à présent c’est bien

Regrette toutes tes misères

Ton impuissance structurelle

Et les nuisances endurés

Indurées dans l’index de celle qui te vise

À jamais dans la tête, à jamais la lune orientée

Impassible même au soleil

Dans le coma de ton sommeil

À l’impossible où tu l’as faite

L’impossible où tu t’es tenu…

Où tu as fait…

Quoi ?

D’un rêve

Quand elle était dans les étoiles

Où sa mère t’avait conté

Une histoire

Toute

Permets-toi d’y croire

Elle existe et tu l’as créée

Œuvre de la chair au départ

Elle est renée

Mais point amère ni flapie

Égoïste elle a l’équité

Devenue veuve de ton vide

D’intervenir devant ta vie

Pour ta rencontre avec toi-même

Ça c’est possible

Tu transpires ?

Elle a transposé

8 juillet 2026

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